Chaque grossesse et chaque naissance est unique et représente une expérience corporelle et psychique inédite. Le bouleversement de cette expérience est à resituer dans l’histoire subjective, familiale, trans et inter-générationnelle, sociale et culturelle. Le devenir mère est une période dite de crise, où l’identité de femme doit s’articuler à celle de mère en devenir. L’accouchement s’inscrit dans cette période singulière et peut être pensé comme une crise dans la crise. L’approche historique, culturelle et sociétale, notamment à travers l’actuel débat sur les violences obstétricales, fait apparaître l’expérience de l’accouchement comme porteuse d’une potentialité désorganisatrice.

En effet, la clinique montre avec force la potentialité traumatique de l’accouchement, même dans un contexte de relative normalité obstétricale. Partir du processus du désir d’enfant et de maternité jusqu’à sa réalisation et explorer le chamboulement somatopsychique propre à l’état de grossesse permettront de saisir les enjeux lorsque des complications obstétricales ou des évènements dramatiques tels que la mort du fœtus ou du bébé viennent s’y greffer.

Animé par Marie Courtaux, psychologue clinicienne, avec la participation d’intervenants spécialisés.

Programme

Mardi 29 novembre 2022

  • Horaires : 09:00 — 13:00

    Sujet : Accueil des stagiaires et échange autour de leurs attentes. — Introduction avec une présentation de la formation. — Première thématique : « Expérience somato-psychique de l’accouchement et ses potentialités traumatiques » : — Apports théoriques sur la notion de traumatisme et discussion autour de ce concept. — Accouchement et traumatisme : mise à l’épreuve du corps et de la psyché.

  • Horaires : 14:00 — 17:00

    Sujet : Potentialité traumatique de l’accouchement dans un contexte de relative normalité obstétricale : Illustrations cliniques.

Mercredi 30 novembre 2022

  • Horaires : 09:00 — 13:00

    Sujet : Deuxième thématique : « Quand donner la vie rime avec risquer la mort : Singularités de l’expérience de femmes après une Hémorragie du Post-Partum (HPP) ». — Approche historique, anthropologique et médicale de l’HPP. — Face à un risque de mort objectivé : apports théoriques autour des expériences extrêmes du corps et du frôlement de la mort (représentation de la mort dans la vie psychique ; angoisse de mort ; impact traumatique de la confrontation au risque de mort).

  • Horaires : 14:00 — 17:00

    Sujet : Présentation d’une étude psychologique prospective unicentrique cas-témoin. — Illustrations cliniques à partir de supports audios.

Vendredi 9 décembre 2022

  • Horaires : 09:00 — 13:00

    Sujet : Troisième thématique : « Quand le risque de mort se trouve du côté du bébé : Singularités des naissances prématurées lors d’une préoccupation vitale pour le bébé ».

  • Horaires : 14:00 — 17:00

    Sujet : Reprise et poursuite de la thématique sur l’HPP : « Hiatus entre risquer de mourir et devenir mère ». — Temporalités : Valse à trois temps, valse à mille temps. — Chassé-croisé entre HPP et maternité. — Travail d’élaboration avec le groupe à partir de situations cliniques rencontrées par les stagiaires. — Clôture de la formation : conclusion et bilan du stage.

  • Processus psychiques liés au « devenir mère ».
  • Concepts de vulnérabilité psychique, de narcissisme et d’objectivisation.
  • Développements autour de la notion de « traumatisme » en périnatalité.
  • Expérience somatopsychique de la naissance et ses aléas.
  • Incidents obstétricaux (hémorragie de la délivrance, prééclampsie, …).
  • Deuil périnatal.
  • Acquérir des connaissances actuelles cliniques sur les traumatismes en périnatalité.
  • Enrichir les pratiques entre les différents acteurs du périnatal.
  • 2 modules de 2 et 1 jours.
  • Exposés théoriques illustrés de matériel clinique (supports audio).
  • Échanges avec les intervenants.
  • En amont, les attentes et besoins des stagiaires sont recueillis à travers un questionnaire amont.
  • Tout au long de la formation, le formateur vérifie la bonne assimilation des apprentissages à l'aide de mises en pratique et de questions.
  • En fin de formation, les stagiaires doivent répondre à un questionnaire. Cette évaluation porte sur l'atteinte des objectifs, le programme, les méthodes d'animation et la qualité globale de la formation.
  • Deux mois après la formation, un questionnaire à froid permet de mesurer les effets de la formation sur les pratiques.
  • Les institutions sont-elles interrogées elles aussi à l'issu de la formation par le biais d'un questionnaire de satisfaction.
  • Tout professionnel intervenant dans le champ de la prévention précoce : sages-femmes, infirmières, puéricultrices, auxiliaires de puériculture, psychologues, assistants de service social, gynécologues, obstétriciens, psychiatres, pédiatres...

  • Aucun.