Mal-être, dépression, suicide à l'adolescence

Des bouleversements pubertaires aux décompensations de l'adolescent, comment se repérer à travers les différentes manifestations, du normal au pathologique.

L’adolescence émerge comme objet d’étude psychologique et psychopathologique au début du XXe siècle, avec une accélération des études ces cinquante dernières années. L’intérêt pour elle semble s’associer à certaines modifications socioculturelles dans les sociétés occidentales : émancipation de la femme et transformation des rapports dans la famille traditionnelle, recomposition familiale, libéralisation des attitudes éducatives. L'adolescence se présente comme une période de vie particulière, marquée par le réaménagement des investissements antérieurs, la conquête de nouveaux objets d’intérêt, la recherche d’une identité propre, le tout sur fond de transformations pubertaires et d’accès à la génitalité.

Animé par Sophie Kecskemeti, psychiatre d’adolescents, psychanalyste, avec la participation d'intervenants spécialisés.

Programme

Mardi 12 octobre 2021

Mercredi 13 octobre 2021

Jeudi 14 octobre 2021

  • Repères historiques sur l’adolescence en tant qu’âge spécifique de la vie.
  • Psychopathologie.
  • Données épidémiologiques sur les pathologies à l’adolescence.
  • Les grandes maladies psychiatriques à l’adolescence.
  • Les conduites spécifiques : tentative de suicide, tendance aux "agir", consommation de toxiques, retrait, délinquance…
  • Savoir se repérer dans le continuum du normal au pathologique à l’adolescence : signes de repérage (attitudes d’exploration et attitudes d’attente).
  • Pouvoir analyser les conduites, savoir discerner, entre deux manifestations en apparence semblables, les éléments de gravité, ou d’urgence, et les éléments bénins.
  • Mieux appréhender la psychopathologie présente, l’insérer dans l’histoire du sujet (importance des entretiens familiaux).
  • Proposer un espace de réflexion à partir de situations cliniques (mettre en évidence la souplesse et la multiplicité des cadres que nécessite l’approche de l’adolescent).
  • 3 jours consécutifs.
  • Exposés théoriques et cliniques, avec entretiens vidéo.
  • Interactions avec les participants sur le matériel clinique présenté.
  • Exposés de situations professionnelles des participants et commentaires.
  • En amont, les attentes et besoins des stagiaires sont recueillis à travers un questionnaire amont.
  • Tout au long de la formation, le formateur vérifie la bonne assimilation des apprentissages à l'aide de mises en pratique et de questions.
  • En fin de formation, les stagiaires doivent répondre à un questionnaire. Cette évaluation porte sur l'atteinte des objectifs, le programme, les méthodes d'animation et la qualité globale de la formation.
  • Deux mois après la formation, un questionnaire à froid permet de mesurer les effets de la formation sur les pratiques.
  • Les institutions sont-elles interrogées elles aussi à l'issu de la formation par le biais d'un questionnaire de satisfaction.
  • Professionnels de l’adolescence dans les domaines de la psychopathologie (services de secteur, CMP, pratique privée), des services sociaux (foyers, ASE…), ou de l’éducation nationale.

  • Aucun.